Au lieu de punir…

Aujourd’hui je vous développe le troisième chapitre du livre « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent » de Faber et Mazlich. (Chapitre 1 ici et chapitre 2 là.)

Autant le dire tout de suite, je suis moins enthousiaste, enfin, surtout je n’arrive pas à l’appliquer.

Selon elles, la punition amène de la part des enfants de la rancoeur, de l’amertume, de la colère. L’enfant rumine la punition, la privation, le côté désagréable de ce qu’on lui inflige sans même se repencher sur le pourquoi de la punition.

Au lieu de punir... dans les papooses 9782211022491FS(contrairement aux apparences cet album très drôle raconte l’histoire d’un petit garçon qui se fait punir volontairement car il adore le cagibi lieu de toutes sortes de jeux imaginaires)

Elles proposent donc :

- d’indiquer à l’enfant une façon de se rendre utile de manière à détourner son attention de sa bêtise (par exemple lorsqu’il fait le fou au supermarché)

- d’exprimer fortement son désaccord mais sans attaquer la personnalité de l’enfant : dire « je n’aime pas ce qui se passe « ou « je suis furieuse quand … »  plutôt que « tu fais toujours l’imbécile, …j’en ai marre, …mais quand cesseras-tu… ?

- exprimer ses attentes : « j’attends que tu fasses ceci… » « je compte sur toi pour… »

- offrir un choix pour biaiser : « soit tu marches, soit tu t’assoies dans le chariot »

- passer à l’action physiquement : le retenir, l’attraper

- lui montrer comment redresser la situation, réparer

- le laisser subir les conséquences de ses actes : par exemple ne plus lui prêter quelque chose dont il n’a pas pris soin

Ce que j’ai pu mettre en place :

Oh oui j’exprime fortement mon désaccord et mes attentes ! Je le faisais déjà avant ! Effectivement j’essaie de ne pas être blessante, fataliste et négative.

Ce sont des choses qui marchent un peu avec PetitTonnerre car effectivement il est très sensible à nos jugements de valeur donc garder une certaine neutralité dans l’énoncé du problème aide au moins à ne pas envenimer les choses !

Par contre quand ils sont partis à faire les fous ou dans des disputes fortes, l’expression de mon désaccord les affecte peu !!

Offrir un choix, intervenir physiquement oui… mais jusqu’à la prochaine fois…

J’en suis encore à m’énerver car tout n’est pas réparable, tout n’est pas prétexte à leur faire tirer des conséquences.

Quand l’autre jour, faisant des aménagements dans la chambre de son frère, PetitTonnerre propose de changer un tableau de place et quand même si je réponds « non attends » il passe à l’acte déchirant au passage la tapisserie, (je savais que ça allait être le cas) : j’ai crié, il était désolé mais je n’ai pas trouvé de solution pour résoudre la chose sereinement…

Qu’en pensez-vous ?

 

Par contre , j’ai aimé une de leurs propositions : le compromis qu’elles appellent le « remue-méninges » :

Il s’agit lorsqu’on rencontre un problème et que chacun reste sur ses positions de prendre le temps d’en discuter selon un rituel précis. Je vous l’explique en vous donnant pour exemple celui que nous avons pratiqué il y a peu :

- on s’installe calmement et chacun expose son problème.  Chez nous c’était le fait que le soir au moment du lavage de dents ou le matin pour se préparer ils se taquinaient jusqu’à ce que ça finisse en dispute , en pleurs. Bref…

Notre problème d’adulte, c’était de faire les gendarmes

Leur problème d’enfant, cétait de ne pas se contrôler et se faire punir trop souvent

- Puis chacun propose des solutions possibles sans que personne ne juge, même si c’est fantasiste et irréalisable. On prend des notes.

 - Ensuite on relit les notes et chacun dit ce qu’il pense réalisable, irréalisable. Et on établit un contrat.

Dans notre cas, nous avons convenu qu’ils iraient dans la salle de bains à tour de rôle, le premier à passer changeant chaque semaine. Que la porte serait fermée. Qu’il ne sortait pas avant d’avoir fini. Que l’autre ne taquinait pas derrière la porte.

ça a formidablement marché !

Bien sûr, On aurait pu imposer ça directement avec Grandsage mais le fait que les Papooses aient partcipé à l’élaboration des règles leur a permis de sentir que c’était aussi dans leur intérêt et que nous les parents prenions en compte leur statut dans la maison.

Le règlement est affiché dans la salle de bains.

 

Par contre, nous avons tenté un autre remue-méninges par rapport à leurs disputes liées surtout au fait que PetitTonnerre traite un peu de haut son petit frère ces derniers temps. On en est au 3ème remue-méninges sur ce sujet, car tout n’était aps possible ou pas assez fouillé mais j’y crois…

 

 


4 commentaires

  1. Soma dit :

    Intéressant…
    Ma puce est encore bien petite… mais j’aime ces billets.
    Je vais essayer de me procurer ce livre l’été proch… en espérant qu’il n’est pas trop chiant à lire, car les idées st vraiment intéressantes !

    • sun4 dit :

      Alors je vais te dire : il est super facile à lire : pleinde petites BD qui reprennent les principes. Et un discours en dialogues échanges questions donc pas du tout rébarbatif. tu peux le commander sur amazon s’ils livrent chez toi …

  2. vallisa dit :

    Valli applique déjà pas mal de ces principes.

    Le soir dans la salle de bains, c’est aussi l’hystérie cela se termine souvent en cris et en pleurs. Du fait qu’ils sont jumeaux il y a beaucoup de rivalités entre eux, chacun veut avoir le dernier mot…

    • sun4 dit :

      Ah le supplice de la salle de bains…Nous tu vois la différence d’âge provoque aussi les conflits. Le grand trouve le petit trop bête. Le petit trouve le grand trop écrasant.

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