Archive pour 26 janvier, 2012

Mes enfants, mes angoisses

Quand on devient maman d’un bébé, on se sent forte et la meilleure des protectrices pour lui.

Si la nounou ou les dames de la crèche ne font pas comme nous, on met notre grain de sel pour le défendre.

Dans la rue, on hurle après les automobilistes imprudents qui pourraient blesser la prunelle de nos yeux.

Chez le médecin, on écoute mais on avise parce que c’est nous qui savons le protéger.

Il n’y pas de meilleur moment que celui où on le sert fort dans nos bras, juste avant qu’il dorme avec l’impression qu’on le protège de tout.

Mes enfants, mes angoisses dans humeur m-egravere-protectrice-thumb19465329

Seulement, voilà, je n’ai plus de bébés, mais 2 petits garçons de presque 11 et 7 ans…

Et c’est avec une angoisse incommensurable que je me rends compte petit à petit que je ne peux pas tout le temps les protéger, que le monde peut leur tomber sur la tête et que « mon enfer ce sont les autres » … enfants.

Ma mère a été une mère surprotectrice qui m’a empêchée de faire beaucoup de choses « par peur » : de l’accident, des mauvaises rencontres, de tout de rien. J’ai beaucoup lutté contre ça, souffert des interdictions et eu beaucoup de mal à devenir autonome et à murir surtout.

D’ailleurs qu’est-ce que je me sens encore souvent immature et peu profonde à bientôt…39 ans !

J’ai toujours été bien décidée à ne pas agir comme elle, à laisser mes enfants s’épanouir, connaître des expériences. Je pense que pour l’instant, je l’ai fait. Je vais même laisser PetitTonnerre aller dans SpaceMountain dans un mois !! ;)

Mais là où ça devient angoissant et où je me sens très impuissante c’est quand d’autres enfants s’en prennent à mes trésors.

Et depuis l’entrée au Cp de PetitTonnerre soit 5 ans… il y en a eu des épisodes :

- le groupe de plus grands qui fait ses lois et qui décide qui joue avec qui

- le groupe de gamins qui se serrent les coudes parce que leurs parents se fréquentent beaucoup et qui comme leurs parents descendent certains adultes, eux descendent les enfants de ces adultes…

- la dualité avec un enfant assez proche intellectuellement et moralement mais qui du coup ne supporte pas de concurrent

- un garçon mal dans sa peau mais très costaud qui déteste le mien, plus à l’aise, plus brillant en classe

- la réputation de polisson qui ne s’apaise pas d’année en année alors que le polisson s’est apaisée

- le petit copain sympa mais qui sur le terrain de foot devient un caïd propriétaire du ballon

- les copains qui rigolent parce que tu pleures au lieu de te consoler

- les enfants qui dénoncent en mentant pour protéger leur copain

Chaque semaine, l’un ou l’autre de mes enfants revient le coeur gros d’un épisode de la journée qui les a touchés.

Et à chaque fois, j’ai une grosse boule au ventre. Comment les protéger ?

Je le sais… je ne peux pas.

Et j’ai peur…

Peur car dans quelques mois c’est le collège et que les médias m’agressent sans cesse d’histoires de harcèlement, de tentative de suicide, d’enfant tabassé par d’autres.

Peur car mon tout-petit revient plein de larmes parce que celui qu’il appelle son copain lui dit « va aux cages t’es trop nul » et qu’il est effondré que son copain le voit comme ça (en plus vous savez quoi ? il est même pas nul c’est le meilleur marqueur de buts de son équipe avec ce garçon-là justement ;) )

Et j’ai envie d’aller voir ces enfants pour leur dire ce que j’en pense

D’aller voir leurs parents pour leur dire de meiux apprendre à leurs enfants la tolérance et le respect.

D’aller voir les maîtresses pour leur dire de mieux les surveiller

Je ne ferai rien.

Je continuerai à les écouter le soir, les conseiller quand je peux et quand ils le demandent, et à avoir cette boule au ventre.

Si vous avez déjà eu vos enfants au collège, je suis preneuse de conseils pour décompresser…

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